15.05.2020

Camille Bertault

Program


À huit ans, Camille Bertault s’installe au piano et attaque le parcours complet du Conservatoire (Ravel, Debussy, Chopin, Scriabine) tout en tendant l’oreille avec passion vers le Brésil des stylistes (Elis Regina, Djavan, Cesar Camargo). Et elle écoute Jeff Buckley, Björk ou Léo Ferré.


Le père de Camille Bertault est pianiste de jazz amateur et elle a toujours plus ou moins chanté à ses côtés. À vingt ans, elle révolte. Elle ferme ses partitions, bifurque vers la classe d’art dramatique, écrit et joue des pièces pour enfants. « J’ai commencé à chanter dans un style cabaret, entre le conteur et le comédien. Mais le jazz m’a rattrapée. » Le hasard l'a conduit à un concours du Conservatoire à rayonnement régional de la rue de Madrid, qui lui ouvre l’accès à une solide formation en harmonie, composition et chant jazz. Camille Bertault découvre la théorie derrière ses spontanéités, fusionne l’improvisation et ses joies de cabaret, revient à Ravel par le jazz « le plaisir de réunir les étapes par lesquelles je suis passée ». Les étapes suivantes se déploient naturellement : elle se filme en chantant l’étourdissante chanson Là où tu vas de John Coltrane sur Giant Steps et le buzz fait son œuvre.


Rapidement, un premier album s’enclenche, En vie, qui sort au printemps 2016. Ensuite, François Zalacain, le patron du label américain Sunnyside, lui fait rencontrer Michael Leonhart et Dan Tepfer (Concert au Cube 521 25.10.2014). Le premier, trompettiste et multi-instrumentiste, va produire son nouvel album, le second s’installant au piano. « Tous deux sont francophones et portent vraiment intérêt au texte », se réjouit Camille Bertault, qui ne veut pas d’un album où la voix n’est qu’un matériau.


Au fond, Coltrane l’influence davantage que les chanteuses, même Betty Carter ou Ella Fitzgerald. Et elle chante à tombeau ouvert l’aria des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach, reprend Comment te dire adieu de Serge Gainsbourg écrit et chante en brésilien sur du Wayne Shorter et en français sur du Bill Evans...


Elle aime que retentisse la langue et beaucoup de ses compagnons sur cet album ont eu des aventures dans les parages de la chanson – Stéphane Guillaume au saxophone, Daniel Mille à l’accordéon, Matthias Malher au trombone, Christophe « Disco » Minck ou Joe Sanders à la basse, Jeff Ballard à la batterie. Tous ensemble, ils ont fait mieux qu’un album qui ressemble au jazz, à la chanson ou à une fusion prédéfinie : Pas de géant est un album qui ressemble à Camille Bertault, à son encyclopédique culture du plaisir, à son goût des cascades, à sa sensibilité soyeuse, à son instinct de la voltige, à sa liberté inégociable. Coltrane n’avait pas prévu ça ; mais, là-haut, il doit vraiment sourire.

 



« Attention, une étoile est née. » Jazz Magazine Choc Février 2018

« Camille Bertault is more than merely a sly vocal gymnast; she's a fine composer and a singer who carefully coaxes the emotional impact of a melody.» VOGUE USA

« C’est toute la richesse d’un grand talent qui naît au grand jour. » Jazz Newa Décembre 2017





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ED MOTTA QUINTET, 25.10.2019
ODED TZUR QUARTET, 15.11.2019
ADAM BALDYCH & HELGE LIEN, 13.3.2020
OMER KLEIN TRIO, 23.4.2020
CAMILLE BERTAULT, 15.5.2020
DUARTE, 19.6.2020
LONDON BRASS QUINTET, 27.6.2020





Photo: Paul Rousteau

 


General Information

1-3 DRIICHT
L-9764 MARNACH

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Date

Friday, 15 May 2020


Time

20h00


Prices

Groupe : 20.00

Plein : 25.00

Moins de 26 ans : 12.00


Contact

http://tickets.luxembourg-ticket.lu/27545